Hoftname

 

RETOUR

La commune souhaite valoriser le patrimoine historique de Kilstett en mettant en valeur les Hoftname. Les noms des maisons kilstettoises provenant le plus souvent de leurs anciens propriétaires sont encore très souvent utilisés mais leur histoire est souvent méconnue.

Afin de les faire connaître à tous et d'éviter leur disparition, la commune a crée des panneaux explicatifs sur le nom de certains Hoftname et leurs origines. Vous pouvez consulter le dépliant du "Chemin des Hoftname" recensant les panneaux mis en place dans le village (dépliant disponible en français, en anglais et en allemand à la Mairie de Kilstett).

Devant chaque maison, un panneau illustré d’une photo ancienne de la propriété, explique les origines du “Hoftname”. Un QR code présent sur chaque plaque permet d'accéder via un smartphone aux informations des différentes plaques du parcours, et de leurs traductions en allemand et en anglais.

Le chemin des “Hoftname” est une réalisation de la commune de Kilstett avec le partenariat du Conseil Régional d’Alsace.

Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans le travail de recherche de M. Raymond Stroh qui a permis de recenser les « Hoftname » du village et de trouver leurs origines. Il a reçu en 2010 le Friehjohrs-Schwälmele, prix qui récompense les acteurs de la promotion dialectale.
La commune remercie également tous les habitants du village qui ont contribué à donner vie à ce projet.

  Vous pouvez télécharger la liste des "hoftname" recensés dans le village

Visionner le reportage de la télévision locale d'Oberhoffen sur le chemin des Hoftname.

Visionner le reportage de France3 Alsace sur le chemin des Hoftname.

  Kiefers - Josels (52, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname associant un métier et un nom de baptême
Jean Georges Schneider, né en 1731, était baquetier et son fils Simon, né en 1766, agriculteur et tonnelier "Kiefer".
En 1919, Victoire Schneider se marie avec Felix Herrmann de Gambsheim dont le père s’appelle Joseph, d’où "Josel".
Photo : Kiefers en 1905
   
Franzseppe (Place du 3ème RTA)
Hoftname issu d’un double nom de baptême
En ce lieu se trouvait une très belle ferme alsacienne du 18ème siècle, domaine de la famille Debs. Devenu propriétaire vers 1820, François Joseph "d'Franz Sepp", né en 1793, a légué le hoftname à cette demeure.
Photo : Famille Debs devant Franzseppe en 1912
   
Junghanse (Place du 3ème RTA)
Hoftname issu d’un nom de famille et d'un nom de baptême En ce lieu, se trouvait une très belle maison à colombage du 19ème siècle, la ferme d'Antoine Jung "d'Jung Hans" né en 1764.  En 1817, sa fille Marie Véronique se marie à un Herrmann, son descendant Joseph gardera le surnom "d'Junghanse Sepp".
Photo : Famille Herrmann devant Junghanse en 1912
   
Gassers - Ansers (2, rue de la Mairie)
Hoftname issu d’un double nom de famille
Vers 1830, cette maison alsacienne appartenait à Louis Joseph Ennesser "Ansers Seppel".
En 1910, son descendant Joseph Paul Ennesser se marie avec Marie Eugénie Griesbach, dite "Gassers Ugénie" par rapport à son arrière- grand-père Joseph Philippe Gasser. La ferme s'appela alors " Gassers-Ansers".
Photo : Gassers-Ansers en 1980
   
  Daniels (14, rue de la Mairie)
Hoftname lié à une anecdote d'état civil
En 1878, Jean Laas (appelé “Jean Daniel”) se marie avec Thérèse Uhly.
Il signa les cinq actes de naissance de ses enfants, par Jean ou Daniel, selon son humeur.
Cette maison alsacienne du 18ème siècle est de type ferme bloc (logis avec bâtiment d’exploitation sous le même toit).
Photo : Famille Laas devant Daniels en 1912
   
 

Spalenze (15, rue de la Mairie)
Hoftname associant un lieu-dit et un nom de baptême
Vers 1720, une ferme fut construite ici, en zone agricole, au lieu-dit “d’Spalt”, par le fermier Laurent (Lorentz) Vix et sa femme Anne Marie Schneider.
Le hoftname est la contraction de “Spalt” et “Lorentz” qui donna “Spalenze”.
Photo : Famille Vix aux fenêtres de Spalenze en 1915

   
  Beberles (32, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d'un surnom
Aubergiste depuis 1870/80, Xaver Herrmann annonçait : “Hit geb’s frei bier !”. Quand les clients avaient bien bu, il leur ramenait l’addition car il fallait comprendre “Freysz bier” (bière de la marque Freysz) et non bière gratuite.
En 1930, Joseph “Seppele” Griesbach et sa femme Reine née Hoffart reprennent le restaurant.
Homme de taille moyenne, à la parole facile, il fut vite surnommé “Beberle”.
Photo : Xaver Herrmann devant le restaurant-épicerie “A l’Arbre Vert” vers 1900
   
  Bodelhanse (24, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname associant deux noms de baptême
En 1792, Régine Hommel se marie avec Joseph Herrmann. Le père de Joseph se nommait Barthélémy, “d’Bortel” ou “Bodel”.
Veuf, Joseph se remarie en 1795 avec Catherine Schutz. Ils auront un fils : Jean dit “d’Hans”.
Le hoftname est l’association de “Bodel” et de “Hans”.
Photo : Bodelhanse en 1912
   
  Schmedsjerje-Bramsers (18, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname associant un métier, un nom de famille et un nom de baptême
En 1883, Rosalie, fille de Georges Schmitt dit “Schmeds Jerry” se marie avec Joseph Lichtenauer, de métier freineur “bramser”, au chemin de fer (cheminot chargé de serrer les freins des wagons).
La maison à colombages construite à Weyersheim a été déplacée à Kilstett.
Photo : Famile Lichtenauer devant Schmedsjerje-Bramsers (maison à colombages crépie) dans les années 1900 avec Joseph et sa femme Rosalie
   
  Safesepps (23, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname associant un métier et un prénom
Au début du 18ème siècle, Pierre Medran, de métier sabotier, savetier, “Safe”, et sa femme s’installent en Alsace.
En 1920, Joseph (Sepp) Schneyder de Gambsheim, un de leurs descendants, se marie avec Victorine Herrmann donnant le nom de “Safesepps” à leur propriété.
Photo : Mariage de Victorine Herrmann et Joseph Schneyder et de sa soeur Marie Berthe Herrmann et Charles Henninger en 1920, devant Safesepps
   
  Küeretz (3, rue du Nord)
Hoftname issu d'un lieu-dit
A l’origine, cette ferme fut construite près d’un marais dit “Küeretzlàch”.
Au début du 19ème siècle, Joseph Zinck, maréchal ferrant, marié en 1836 avec Apolline Zimmer, avait créé sa forge en ce lieu.
La famille prit le Hoftname “Küeretz” (nom issu de Conrad) venant du lieu-dit.
Photo : Küeretz en 1912
   
  Altemairs (10, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d'une fonction
Simon Seiller, né en 1774, était agriculteur et maire de Kilstett de 1815 à 1831.
L’ancien maire “d’Alte Maire” a donné le nom du hoftname.
La maison fut détruite par un incendie lors de la cérémonie du 14 juillet 1945.
Photo : Famille Seiller devant Altemairs en 1912. Le puits date de 1774.
   
  Kowlers (6, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname associant un métier et un nom de famille
En 1813, la propriétaire se nommait Kobler.
Un cuvelier fabriquant des baquets “kewele” en bois cerclés de fer ou d’osier, y vécut.
L’association de Kobler et “kewele” est à l’origine du hoftname.
La maison à colombages du 18ème siècle a été détruite par un incendie, lors d’un orage en 1935, et reconstruite.
Photo : Mme Kobler et Mme Klein née Herrmann avec leurs enfants Jules et Mathilde vers 1912 devant Kowlers
   
  Owerles (11, route nationale)
Hoftname issu d'un nom de famille
Depuis 1910, le “Gasthaus zur Eisenbahn” (restaurant de la gare) appartient à la famille Oberle dite “Owerles”.
Entre deux parties de quilles “Köjelstosse” ou de belote “Dardele”, l’aubergiste Charlot et son épouse Eugénie faisaient déguster la friture du Rhin, les “Sürefisch” et la matelote.
Photo : En 1910, les paysans s’arrêtent pour boire la chopine chez Owerles
   
  Hücks (6, route nationale)
Hoftname issu d'un nom de famille
En 1914, Adèle Rudolf se marie avec Ferdinand Huck aubergiste.
Dans les années 20, le couple tenait une auberge au centre du village.
Vers 1925, il firent construire le restaurant “A la Couronne” surnommé “Hücks”.
Photo : Groupe de conscrits de la classe 1932-1952 en costumes devant le restaurant “A la Couronne” d'Adèle Huck en 1951
 
   
  Hofners (15, rue de la Gare) 
Hoftname issu d'un métier
En 1883, Louis Laas, cultivateur, se marie avec Marie-Anne Schneider.
Durant la saison hivernale, il devient potier “Hofner”. La grande pièce, “d’Gross-Stub”, lui sert d’atelier, le four se trouve accolé à la maison, à l’extérieur.
Plus tard, le fils Victor y cuisait le pain et le “Bäckeoffe” pour tous les voisins.
Photo : Hofners dans les années 1930
   
  Margraffs Ambrosis (12, rue de la Gare)
Hoftname associant un nom de famille et un nom de baptême
Antoine Hommel, né en 1833, agriculteur, se marie en 1864 avec Catherine Margraff.
Le grand père maternel de Catherine était Ambroise Veltz “Ambrosis”.
Photo : Famille Hommel devant Margraffs Ambrosis en 1912

   
  Schniderles (9, rue de la Gare)
Hoftname issu d'un métier
En ce lieu, en 1818, est né Laurent Rudolf, marié à Marie-Anne Henninger.
Agriculteur et également tailleur “Kleiderschnider”, son deuxième métier a donné le Hoftname à cette demeure alsacienne du 18ème siècle.
Photo : Famille Rudolf devant Schniderles en 1912
   
  Drajerles (6, rue de la Gare)
Hoftname issu d'un métier
En 1805, François Joseph Blaess, tourneur sur bois “Holzdrajer”, se marie avec Gertrude Kress.
Il exerce son métier dans cette maison alsacienne du 18ème siècle.
Leur fille Catherine dite “Drajerles Katel” se marie en 1849 avec Aloise Griesbeck.
La maison et ses occupants seront appelés “Drajerles”.
Photo : Drajerles en 1945
   
Helde (1, rue du Ss-Lt Maussire)
Hoftname issu d’un nom de famille
A l’origine, l’auberge "Au Cheval Noir", appartenait à Rosine et Louis Hild "Helde", mariés en 1857. Jeanne Marie, une de leur petite-fille, se maria en 1908 avec Félix Hilaire Ennesser. L’auberge gardera le hoftname "Helde".
Photo : Restaurant en 1903
   
Küehnelang (12, rue du Lt Cambours)
Hoftname associant un nom de famille et une particularité physique
Dans une maison voisine, Elisabeth Martz se maria en 1798 à Joseph Kuhn "Küehne". Une de ses descendantes Marie Joséphine Beyck y donna naissance à Léon Kress en 1903. Homme de grande stature "lang", il a construit cette maison avec sa femme Rose, apportant le hoftname "Küehnelang".
Photo : Küehnelang en 1928
   
Wöenersch (7, rue du Lt Cambours)
Hoftname issu d'un métier
En 1800, un charron "Wöener" André Veltz et sa femme Madeleine Schneider habitaient la maison, son atelier se trouvait au fond de la cour. Vers 1880, Antoine Hommel et son épouse Sophie Beyck ont ouvert une auberge dans la propriété.
Photo : L’auberge vers 1950
   
Gorgonis (86, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d’un nom de baptême
Mariés en 1889, Gorgon Kress, agriculteur et sa femme Catherine Kiffel ont construit leur maison en 1912.
Photo : Gorgonis en 1953
   
Sattlers (82, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d'un métier
En 1891,  Joseph Kress s’est marié avec Joséphine Lichtenauer.  En ce lieu, Joseph, né en 1863, exercait le métier de sellier "sattler" qui consistait à confectionner les selles et l'harnachement des chevaux
Photo : Sattlers vers 1950
   
Niejels 1 - Stafes Bertel 2 (80, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d'un défaut de prononciation 1 issu d'un double nom de baptême 2
Michel Debs et Marie Madeleine Zinck se sont mariés en 1872. Un petit garçon avait des difficultés à dire le prénom de leur fille Léonie et prononçait "Nie, nie, nie", d’où le hoftname "Niejels".
En 1944,  une nièce, Magdalena Maria Anna se marie avec Albert Hommel, dont le père s’appelle Etienne dit "d’Stafes Bertel".
Photo : Léonie, ses enfants et son père Michel Debs en 1915
   
  Ressels (58, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname lié à une anecdote
Lors de la crue exceptionnelle du Rhin en 1876, Joseph Lichtenauer qui avait alors 20 ans, creusa un sillon “e Ressel” dans la petite digue de protection contre les inondations de l’Ill.
Rapidement, les eaux creusèrent le sillon et se déversèrent vers une zone inondable... la grande digue, le village et les terres arables furent sauvés.
Photo : Ressels en 2004 
   
  Bäcke (69, rue du Lt de Bettignies)
Hoftname issu d'un métier
Depuis la fin du 19ème siècle, la famille Keller tenait en ce lieu l’auberge “A l’Agneau” et la boulangerie “d’Bäckerei”.
Boulangers “Bäcke” de père en fils, on cuisait dans les fours le pain quotidien et le fameux “Pariserle”, un petit gâteau sec qui servait à préparer la garniture de la tarte à la cannelle “d’Zimmetküeche” qui n’existait qu’à Kilstett.
Photo : Bäcke dans les années 1950. A l’avant l’ancienne bascule publique qui servait à peser les remorques

 



Haut de Page
Mairie de Kilstett - 1, rue de la Mairie - 67840 Kilstett - 03 88 96 21 09 - Fax 03 88 96 39 54
Accès Intranet Recherche Contact Accès malvoyants Plan du site Mentions légales